La musicothérapie

Après mes études de sage-femme j’ai décidé de suivre une formation continue de deux ans en musicothérapie à L’AREAM (Association pour la Recherche, l’Enseignement et les Applications de la Musicothérapie), formation dispensée en partenariat avec l’Institut Libre Marie Haps.
J’avais déjà débuté une pratique sage-femme à l’hôpital Jolimont depuis un an avant de commencer la formation en musicothérapie.
J’étais désireuse d’allier à ma formation initiale une passion qui m’anime et dont je suspectais le potentiel relationnel et thérapeutique (la musique au sens très large). 

La musicothérapie, en quoi cela consiste-t-il ?

Comme ses racines l’indiquent, le terme désigne une pratique psychothérapeutique utilisant la musique, ou plus exactement ce qu’on appelle « la matière sonore » (sons vocaux, corporels, produits par des objets, instruments,…), comme média de la relation ; là où dans une psychothérapie classique, c’est la parole qui constitue le média de la relation thérapeute-patient.

On distingue musicothérapie active (expression et communication par le biais d’instruments de musique, du corps,…) et musicothérapie réceptive (écoute d’extraits musicaux suivie d’une expression du vécu lors de l’écoute, qui peut se faire par la parole, la peinture,…).

La musicothérapie part du postulat que l’enfant, avant d’apprendre à parler, essaie de comprendre son environnement et de communiquer avec celui-ci au travers de sons, gestes, postures. En effet, avant même de naître, le fœtus appréhende son environnement de manière sonore et « musicale » (rythme cardiaque, timbre vocal de la mère et son entourage, sons corporels de la mère, bruits de l’environnement de la mère,…), et il essaie d’y trouver un sens.

Le sonore, et entre autres son potentiel relationnel, communicationnel, est donc ancré en chacun de nous avant même la naissance, et donc bien avant le langage parlé. Les séances de musicothérapie s’adressent donc à tout le monde, avec un intérêt particulier de celles-ci pour des personnes qui n’ont pas ou plus accès à la parole.

Dans le ventre de sa maman, le bébé perçoit une multitude de sons : les battements du cœur de sa maman, ses propres battements cardiaques, les bruits associés à la marche, le rythme respiratoire ou encore les bruits et sons de l’environnement de sa maman.
Tout ce monde sonore dans lequel il vit pendant 9 mois va faire partie de l’histoire de l’enfant.
C’est pourquoi, la musique utilisée pendant la grossesse sera ancrée en lui comme le souvenir de moments réconfortants, apaisants, sécurisants, comme ceux vécus dans le ventre de sa maman.

Concrètement à quoi servent les séances?
C’est permettre un moment de relaxation et de détente. C’est un lieu d’écoute et de partage autour de votre grossesse. C’est l’occasion de préparer la venue de votre bébé en lien avec la création (création d’une chanson, préparer un cd pour la salle de naissance,...). C’est proposer des exercices de respiration et l’utilisation de sons qui vous seront utiles pendant le travail et l’accouchement.
NB: Les instruments utilisés sont accessibles à tout le monde, il ne faut pas être musicien pour venir en séance!

Et après la naissance, la musicothérapie est-elle présente ?
La musique fait partie de nous, nous sommes fait de rythmes et de musiques. Alors pourquoi ne pas utiliser la musique comme continuité de la vie intra-utérine ?

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